octobre3 , 2022
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Choguel Maïga, un boutefeu au Sahel

PORTRAIT – En jouant sur les sentiments hostiles à la France, le premier ministre malien a ouvert une crise grave entre Paris et Bamako, qui pèse sur l’avenir de l’opération Barkhane.

Le 25 septembre dernier, à New York, depuis la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU, le premier ministre malien s’est lancé dans une stupéfiante diatribe. Vêtu d’un élégant boubou blanc et gris et coiffé d’un tarbouche blanc, Choguel Maïga a accusé la France «d’abandon en plein vol» parce que Paris était en train de réduire sa présence au Mali et de fermer ses bases du nord du pays, à Kidal, Tessalit et Tombouctou.

Sans délai, les propos du chef du gouvernement malien ont provoqué une riposte française, d’abord par Florence Parly, ministre des Armées, puis par Jean-Yves Le Drian, celui des Affaires étrangères, conclue par une rafale d’Emmanuel Macron qualifiant de «honteux» les propos de Choguel Maïga. Pour faire bonne mesure, le président français a souligné que la légitimité de ce dernier était «démocratiquement nulle», le traitant «d’enfant de deux coups d’État».

Proche de Moscou

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