septembre28 , 2022
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À Saint-Jean-d’Acre, les plaies ouvertes lors des émeutes de mai restent à vif

REPORTAGE – Au nord d’Israël, la cité divisée entre sa partie juive et la ville arabe s’était embrasée en même temps que Gaza.

Correspondant à Jérusalem

En cette fin d’été, les touristes israéliens ont repris la route d’Akko, l’ex-Saint- Jean-d’Acre. Ils flânent en famille dans les ruelles en zigzag de la vieille ville arabe et finissent par tomber sur le souk, le bazar où la population juive de la ville moderne revient faire ses emplettes. Le soir, une clientèle mixte savoure des mezzés sur les terrasses des remparts de la forteresse ottomane. Le traumatisme des émeutes de mai semble estompé. Les plaies sont pourtant encore à vif. Durant plusieurs nuits de mai, de violents affrontements entre communautés arabe et juive ont secoué la cité côtière du nord du pays. Dans la vieille ville, de jeunes manifestants arabes brûlèrent des édifices privés et publics, symboles d’une coexistence pacifique fragile mais bien réelle. Les incendiaires avaient visé des hôtels et commerces appartenant à des Juifs ou à des Arabes travaillant avec eux, un théâtre et un musée.

Des vagues d’arrestation ont suivi les troubles. Les policiers

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