octobre3 , 2022
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quand une photo fait l’histoire… à tort

RÉCIT – La photo de trois jeunes filles en minijupes à Kaboul dans les années 70 est devenue virale, au point d’influencer Donald Trump, en 2017.

Vingt ans qu’elle le répète: non, cette photo n’est pas représentative d’une époque. Lorsqu’on évoque cette image de trois jeunes filles en minijupes à Kaboul, son auteure, Laurence Brun, s’agace. La photographe suisse a passé deux années à sillonner l’Afghanistan pour documenter la situation des femmes face au poids de la tradition. Deux années à parcourir villes et campagnes, à prendre des centaines de clichés. Pourtant, un seul d’entre eux est entré dans l’histoire… sûrement à tort.

Depuis 2001, la photo est partout: le retour des talibans en août a remis une pièce dans la machine. Les médias l’utilisent pour évoquer une modernité perdue, l’extrême droite la partage dans des montages dénonçant l’islamisation. La photographie est même parvenue, en 2017, jusqu’aux yeux de Donald Trump, brandie par un conseiller militaire comme un argument pour maintenir les troupes américaines en Afghanistan.

Une situation «exceptionnelle»

Ce jour de 1972, dans le quartier moderne de Shahr-e-Nao, Laurence Brun a hésité à prendre cette

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