septembre28 , 2022
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Première victoire pour le «Global Britain» de Boris Johnson

DÉCRYPTAGE – Le partenariat avec l’Australie et les États-Unis semble conforter le Premier ministre britannique dans sa géostratégie post-Brexit.

Correspondant à Londres

L’indifférence se veut souvent plus cruelle que l’attaque. C’est un peu ce que la diplomatie française joue avec Londres. Depuis le camouflet subaquatique venu des antipodes, Paris a choisi de concentrer son ire sur Washington et Canberra. Le troisième larron de la «trahison» Pacifique, le Royaume-Uni, est presque ignoré.

La France n’a ainsi pas rappelé pour consultations son ambassadrice à Londres, comme elle l’a fait pour les diplomates en poste aux États-Unis et en Australie. Raillant «l’opportunisme permanent» du Royaume-Uni, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a qualifié aimablement le pays de «cinquième roue du carrosse». Son secrétaire d’État aux Affaires européennes, Clément Beaune, a, lui, évoqué «une forme de vassalisation acceptée» de Londres envers Washington. En clair, Boris Johnson ne serait que le valet de pied de Joe Biden, comme lorsque Tony Blair suivait aveuglément les GI en Irak.

Depuis Washington, ce mercredi, le premier britannique

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