octobre3 , 2022
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L’Afghanistan dans le regard de Régis Koetschet, diplomate romantique

PORTRAIT – Ambassadeur de France à Kaboul entre 2005 et 2008 après avoir servi à Jérusalem, Régis Koetschet ébauche, à travers deux livres, l’Orient du temps long, à la croisée d’histoires millénaires et de spiritualités ardentes.

Il faut sauver l’âme afghane. La déterrer du fatras de l’histoire récente, extirper ensuite toutes les bribes d’angoisse que cette contrée lointaine inspire. Enfin, et c’est le plus ardu, se garder du «à quoi bon» qui abolit le désir d’action. Voilà la feuille de route de Régis Koetschet. L’heure est grave pour cet ancien ambassadeur à Kaboul, dont le cœur reste serré entre deux vallées du Panshir, ou accroché à la selle d’un cavalier de bouzkashi, ce sport équestre aussi violent que spectaculaire pratiqué sur les terrains plats du pays. Voilà un diplomate «à hauteur d’homme», qui se garde de faire des plans géopolitiques sur la région. L’Afghanistan, où il a servi la France de 2005 à 2008 après trois années passées au consulat général à Jérusalem, n’est ni arabe ni vraiment asiatique, en équilibre entre les mondes.

«C’est un problème, notamment au quai d’Orsay: cette zone, on ne sait pas très bien où la situer», avoue-t-il sans vouloir trahir sa maison. D’un côté, la Direction Afrique du

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