septembre27 , 2022
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la question migratoire, enjeu fantôme de la campagne électorale

L’accueil des étrangers est au cœur du scrutin du 26 septembre outre-Rhin.

Correspondant à Berlin

Presque chaque jour, depuis l’entrée des talibans dans Kaboul le 15 août, Hamed et Samin, accompagnés de leurs familles respectives, stationnent devant le ministère allemand des Affaires étrangères. Dans la plus grande indifférence. «Nous voulons que le gouvernement allemand tienne ses promesses et sauve les vies de ceux qui ont travaillé pour eux, plutôt que d’utiliser les gens et les lâcher ensuite dans la rue», explique Hamed, un Afghan de 22 ans. Par crainte de représailles, son frère, qui a longtemps collaboré avec la grande unité de Bundeswehr autrefois stationnée à Mazar-e Charif, acquiesce, le visage en partie dissimulé. Il reste muet.

En 2016, les deux garçons ont fui la grande cité du nord du pays, alors en proie à la violence croissante des talibans. Après 70 jours de marche, dit-il, passant par l’Iran, la Turquie et la Grèce, ils sont arrivés en Allemagne, y bénéficiant depuis de droits minimaux: un permis de séjour de trois mois sans autorisation de travailler.

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